Le Président
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29.11.2002 Communiqué de presse conjoint du CNGOF et du Syngof.
Le mouvement galopant de judiciarisation de la médecine, en particulier de la gynécologie-obstétrique, a conduit les compagnies d'assurance à augmenter de façon démesurée et inacceptable (plus de 100 % d'augmentation) les primes d'assurance.
Cette situation va contraindre plus de 50 % des gynécologues-obstétriciens libéraux à cesser, malgré eux, toute activité obstétricale à partir du 1er janvier 2003.
De plus certains établissements, privés comme publics, se trouvent dans la même situation.
Or plus de 40 % de l'activité obstétricale en France est réalisée dans le secteur privé.
La secteur public étant déjà sursaturé, il est impossible, matériellement et humainement, qu'il prenne en charge ce surcroît d'activité.
La loi sur la responsabilité civile médicale votée au Sénat le 12 novembre 2002, et qui doit être examinée en deuxième lecture à l' Assemblée nationale le 19 décembre prochain, ne résout que partiellement le problème.
Où vont donc accoucher les femmes en France au 1er janvier 2003 ? C'est la chronique annoncée d'une véritable catastrophe de santé publique. Qu'en est-il de l'accès aux soins pour tous, prôné par M. Mattei ?
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) s'alarment de cette situation de crise, dénoncée depuis longtemps, et à plusieurs reprises très récemment***, sans qu'aucune solution acceptable ait été proposée aux professionnels à un mois de l'échéance.
Réunis lors des 26es Journées nationales du CNGOF, les gynécologues et obstétriciens demandent solennellement que le gouvernement prenne au plus vite ses responsabilités vis-à-vis des femmes.
| Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français |
Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France |
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Contact scientifique : |
Service de presse et communication : M.H Coste MHC communication 71 bis rue du Cardinal Lemoine 75005 PARIS 01 55 42 22 10 Fax 01 55 42 00 40 mhc@wanadoo.fr |
*** Voir nos pages :
Prise en charge de la naissance : situation de crise
Menace de démission collective des chefs de service de gynécologie-obstétrique
2003 dans nos maternités
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Voir aussi Le Monde du 3 décembre 2002 qui reprend divers éléments de ce communiqué et du "Point de presse" qui a eu lieu lors de nos 23e Journées nationales
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